La Cuturi Gallery, nouvelle venue au Palais-Royal

| Vue de l’exposition "Decadence & Decay " à la Cuturi Gallery, Paris, 2026
Joli ! Cuturi Gallery, née à Singapour en 2019, ouvre sa première adresse parisienne entre les arcades du Palais-Royal. Pour son inauguration, la galerie a choisi de réunir huit artistes d’Asie du Sud-Est et d’Europe sous la bannière de la décadence : que se passe-t-il au moment précis où la splendeur commence à s’effacer ? Pensée par la Singapourienne Deborah Lim, ancienne curatrice de l’ArtScience Museum, la proposition traverse l’art, la mode et le design, croisant les robes-sculptures d’Iris van Herpen, les toiles physiques et postcoloniales de Jane Lee, les matières chargées de mémoire de Lionel Sabatté, mais aussi le mobilier surréaliste d’Hubert Le Gall, au cœur de la prochaine exposition annoncée par ce lieu qui va compter.
➝ Decadence and Decay
Du 19 mars 2026 au 16 mai 2026
Cuturi Gallery • 24 Galerie de Montpensier • 75001 Paris
Waddington Custot ouvre à Saint-Germain-des-Près

| Maurice Denis, Le Cheval Blanc, 1894
Gouache sur papier marouflé sur toile • 140 × 85 cm • © Jean-Louis Losi
Après 60 ans à Cork Street, c’est Saint-Germain-des-Prés que la Londonienne Waddington Custot pose ses valises, rue de Seine. Derrière la façade haussmannienne, 150 m2 sur deux niveaux mettent à l’honneur, pour le premier accrochage, les Nabis. Pas des moindres, puisqu’on y admire une trentaine d’œuvres de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Maurice Denis, Paul Sérusier… Des chefs de file que la galerie met en regard de signatures contemporaines, telles que Etel Adnan, Fabienne Verdier, Ian Davenport, Marcel Dzama, Marcel·la Barcelò… Soit un choc nabi dont l’onde continue de se propager.
➝ Le Choc Nabi
Du 8 avril 2026 au 6 juin 2026
Waddington Custot Paris • 36 Rue de Seine • 75006 Paris
www.waddingtoncustot.com
Les collages scotchant du surréaliste Roland Sig chez Métamorphoses

| Robert Siril, Collage extrait du manuscrit autographe "Alberte en tenue lamée
la nuit", 1957
24 × 31,5 cm • © Archives Roland Sig / Courtesy Librairie Métamorphoses
Le jour, toute sa vie durant, il était assureur. La nuit, pendant 40 ans, ce "grand personnage maigre avec une petite moustache à pointes, toujours tiré à quatre épingles" (dixit Annie Le Brun) compulsait frénétiquement des magazines, découpait des images, collait, peignait, écrivait, réécrivait… Ainsi fonctionnait la mécanique de Roland Sig (1927–1985) collagiste virtuose et poète-calligraphe à l’œuvre surréaliste aussi fascinante que souterraine, d’ailleurs présentée pour la première fois au public. La découverte en 1947 du surréalisme à la galerie Maeght, la rencontre avec André Breton en 1951 et l’amitié de Max Ernst provoquent en lui un Big Bang ; un désir qu’il explore d’automatisme en détournement, parfois de manière très sulfureuse. Cet accrochage s’accompagne de la publication de la première monographie consacrée à l’artiste, Roland Sig – Images pilleuses (184 p., 40 €).
➝ Roland Sig. Images pilleuses
Du 9 avril 2026 au 30 mai 2026
Galerie Librairie Métamorphoses • 17 Rue Jacob • 75006 Paris
Mai-Thu Perret et Jeanne Selmersheim-Desgrange à la galerie Pavec

| Vue de l’exposition « Identités spectrales, sur un mince cristal » à la Galerie
Pavec, Paris, 2026 © Aurélien Mole / Courtesy Pavec
Plus d’un siècle les sépare, pourtant Mai-Thu Perret (née en 1976) et Jeanne Selmersheim-Desgrange (1877–1958) ont bien des choses à se dire. C’est d’ailleurs la première qui a choisi de s’adresser, dans cette exposition à la galerie Pavec conçue comme une chambre, à son aînée, peintre néo-impressionniste et amante de Paul Signac (resté marié), perdue dans les limbes de l’histoire de l’art. Dans cet espace intime, un dialogue formel s’épanouit entre les deux artistes, qui se singularisent toutefois par leurs méthodes – la touche divisionniste pour Jeanne Selmersheim-Desgrange, la céramique, le tissage et l’aquarelle pour Mai-Thu Perret. Une rencontre lumineuse entre deux univers.
➝ Identités spectrales, sur un mince cristal
Du 3 avril 2026 au 13 juin 2026
Galerie Pavec • 4 Rue de Jarente • 75004 Paris
Hommages à Daniel Spoerri et aux jambes de Pierre Molinier chez les Vallois

| Vue de l’exposition « Daniel Spoerri, les choses de la vie » à la Galerie Vallois,
Paris, 2026 © Aurélien Mole / Courtesy Galerie GP & N Vallois
"Ne prenez pas mes tableaux-pièges pour des œuvres d’art. C’est une information, une provocation, une indication pour l’œil de regarder des choses qu’il n’a pas l’habitude de remarquer. Rien d’autre… " Vous voilà prévenus par Daniel Spoerri (1930–2024) lui-même ! Pour cette première exposition rétrospective organisée par la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, une vingtaine d’œuvres majeures rendent hommage au digne héritier du dadaïsme, inventeur du Eat Art et membre fondateur du Nouveau Réalisme avec Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle, Arman, Raymond Hains, Yves Klein, Jacques Villeglé et d’autres, dans les années 1960.
Après la visite au 36 rue de Seine, on saute à pied joints dans l’exposition "Tout en jambes", présentée au numéro 33 de la même rue et tout droit sortie de la tête du comédien Jonathan Lambert, lequel signe le roman-photo Qui a volé mes jambes ? (aux éditions du Seuil). Pour célébrer l’œuvre de Pierre Molinier, disparu il y a 50 ans, le commissaire a invité Helmut Newton, Peter Stämpfli, Tomi Ungerer, Christian Louboutin, William Wegman, Winshluss – toute une tripotée d’artistes dont la jambe est la cheville ouvrière.
➝ Daniel Spoerri, les choses de la vie
Du 30 mars 2026 au 16 mai 2026
Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois • 33 Rue de Seine • 75006 Paris
Tout en jambes
Du 4 mars 2026 au 16 mai 2026
Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois • 33 Rue de Seine • 75006 Paris
